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Quel est le rôle d’une religion ? 

 

On peut appartenir à une religion sans “lui appartenir”. On peut en partager les croyances tout en gardant sa liberté de penser.

  

Lorsqu’elles sont administrées à leur plus haut niveau d’éthique, les religions ne servent qu’un but : servir les âmes que nous sommes pour les aider à se rapprocher du Père. Leur rôle est de nous faire la courte échelle pour nous permettre de nous rapprocher – au sens premier – du divin. Elles doivent être un tremplin, puis nous laisser redécouvrir notre essence divine en communion avec Dieu. Elle doit accepter que nous nous “envolons” tandis que les religions restent à terre pour aider les âmes suivantes à atteindre leur but.

 

Mais est-ce le cas ? La tendance des religions est plutôt de chercher à contrôler nos vies au travers de peurs, de rites, d’obligations, de culpabilité et de jugement. Elles n’acceptent pas de n’être que des messagers et se font passer pour des maîtres. Or, chacun de nous est un être céleste et les religions juste un outil créé par des humains (et souvent dévoyé). C’est un instrument utile, mais juste un instrument.

  

J’ose croire que le rôle des religions n’était pas de soumettre l’homme, mais de l’aider à retrouver sa connexion avec le divin. Elles auraient dû se borner à être cet intermédiaire entre nous – les âmes – et l’âme suprême, et à nous rappeler la beauté qui est en nous. Au lieu de cela, elles ont fait croire au monde qu’elles détenaient des secrets auxquels la masse ne pouvait avoir accès et chaque courant religieux a décrété qu’il était l’unique chemin vers Dieu. Elles nous ont déclarés impurs et fait croire que notre salut passerait nécessairement par elles.

  

La machine s’est emballée. Libre à nous, aujourd’hui, de cultiver notre spiritualité et, si notre chemin est là, de se rapprocher d’une religion. Mais gardez dorénavant la conscience que c’est à nous d’aller vers Dieu et que rien ne nous mènera à Dieu sinon nous-mêmes. 

Mon rapport aux religions

 Je compulse les livres de mystiques différentes, car ils proposent tous des sagesses qui me font avancer. Religions et philosophies utilisent des prismes de compréhension différents. Elles ont donc toute une richesse pour qui veut évoluer spirituellement.

Jusqu’à l’âge adulte, j’étais un chrétien fervent qui s’est ensuite ouvert au bouddhisme. La méditation – plusieurs techniques – ont été des outils majeurs de changement dans ma vie. Lorsque j’assiste à une messe et que j’écoute l’évangile, je le comprends à ma manière. Je cherche à comprendre ce que cette histoire signifie pour moi, et prends des notes sur mon téléphone. Je me tiens aux portes de l’église pour ne déranger personne. Je suis toujours agréablement surpris du fruit que j’en tire. Ai-je écouté le sermon du prêtre expliquant sa compréhension de la parabole et restant dans les bornes fixées par le discours institutionnel catholique ? Pas forcément. Je place toute mon expérience au service de ma compréhension et, en tant qu’âme autorisée (par moi-même et par Dieu), me permet d’en tirer de nouveaux et rafraîchissements enseignements.

 J’ai un profond respect pour Jésus le nazaréen et Marie, mais je nourris ma compréhension de ce que je suis des sagesses du dhamma, des vedas hindous autant que des découvertes liées au développement personnel. Cela a fait de moi quelqu’un d’ouvert, comprenant que, peu importe le contexte dans lequel nous avons évolué, chaque chemin partage des valeurs universelles.